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Chroniques du désordre musical

Jour 10 : Lady Wray – Cover Girl

Pochette de l'album Cover Girl de Lady Wray

Brillante par la voix, Lady Wray fait les bons choix dans Cover Girl, un sommet dans son parcours artistique.

Peut-on se remettre d’une carrière entamée trop tôt ? Pour faire table rase de son passé glorieux, Nicole est devenue Lady Wray.

Elle était encore adolescente quand Missy Elliott l’a prise sous son aile dans les années 1990. La conséquence, c’est une flopée de refrains chantés pour des rappeurs prestigieux, et la parution en 1998 de l’album Make It Hot, apport majeur au R’n’B si caractéristique de cette décennie.

La suite est plus chaotique, même si elle a livré son lot de chansons ou de projets coopératifs de bon goût. Mais pour se réinventer complètement, elle a changé son nom d’artiste pour devenir Lady Wray, chanteuse à la ferveur renouvelée.

L’intensité de sa voix trouve un écrin à la hauteur dans ses nouvelles chansons remplies de choeurs gospel et d’émotions brûlantes. Les traditions musicales du genre sont respectées, mais il y a un supplément d’âme. Celui d’une artiste qui semble enfin chanter pour elle-même.

Dans les chansons de Cover Girl, il y a une quête de communion, qu’elle soit spirituelle, sentimentale ou dansante. Elles irradient immédiatement, laissant chacun se mettre au diapason et rejoindre leur mouvement exalté.

Comme une prophétie, Lady Wray invite à se reconnecter à soi-même pour conquérir toutes les petites victoires qui permettent de garder la foi en l’avenir.